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Trouver des clients pour son restaurant : remplir les creux et faire revenir

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Publié le : 24 juillet 2026
Modifié le : 03 septembre 2026
Temps de lecture : 8 min
Auteur : Anaïs Allain

Tout restaurateur connaît la scène : la salle affiche complet le samedi soir, et le mardi midi trois tables sont occupées. Le chiffre d’affaires du week-end masque une semaine qui ne couvre pas ses charges.

Le problème n’est presque jamais un manque de clients. C’est un manque de clients qui reviennent, et un manque de clients aux bons créneaux.

Cet article ne parle donc pas d’attirer du monde. Il parle de deux choses qui décident de votre marge annuelle : remplir les services creux, et transformer un passant en habitué.

Les points essentiels
Ce qu’il faut retenir
  • Un client de passage rapporte un ticket, un habitué en rapporte douze pour un coût d’acquisition identique.
  • Le ticket moyen est de 23 € le midi contre 29,50 € le soir : un service du midi vide coûte moins cher à remplir qu’on ne le croit.
  • La restauration traditionnelle est l’activité la plus sinistrée de France, avec 997 défaillances au deuxième trimestre 2026.
  • Les plateformes de livraison prélèvent 25 à 30 % : utiles pour se faire connaître, rarement rentables comme canal principal.

Le calcul que peu de restaurateurs font

Faire venir quelqu’un une première fois coûte toujours quelque chose : un flyer, une commission, une remise, du temps passé sur les réseaux. Ce coût est le même que la personne revienne ou non.

Un couvert, ou douze ? Client de passage 1 ticket, puis plus rien Habitué mensuel 12 tickets sur l’année + le bouche à oreille avis, recommandations Le coût pour faire venir un client la première fois est le même dans les trois cas. Ce qui change, c’est ce que vous en faites ensuite.

Un client qui revient une fois par mois vaut douze tickets sur l’année. Au ticket moyen constaté par l’observatoire de la profession, cela représente environ 276 € le midi et 354 € le soir (source : Observatoire GHR).

Un couvert servi une fois ne rembourse presque jamais son coût d’acquisition. Le même couvert servi douze fois le rembourse au deuxième passage. Toute la rentabilité d’une maison se joue dans cet écart, bien plus que dans le nombre de nouveaux venus.

C’est pourquoi la question « comment trouver des clients » est mal posée. La bonne question est : combien de vos clients de l’an dernier sont revenus cette année ? Peu de restaurateurs connaissent ce chiffre.

Un marché qui ne pardonne plus l’approximation

Le contexte rend l’exercice plus dur qu’il y a cinq ans. Les coûts matière ont progressé plus vite que les cartes, et la fréquentation s’est tassée pendant que le ticket moyen montait.

23 €de ticket moyen le midi, contre 29,50 € le soir
997défaillances en restauration traditionnelle au deuxième trimestre 2026
25 à 30 %de commission prélevée par les plateformes de livraison

Au deuxième trimestre 2026, la restauration traditionnelle a été l’activité la plus sinistrée de France, avec 997 défaillances d’entreprises, en hausse de 6,4 % sur un an (source : données Altares).

Dans le même temps, la clientèle se décide en ligne. 28 % des établissements du secteur tirent plus de la moitié de leur clientèle d’internet, contre 10 % tous secteurs confondus (source : Baromètre France Num, DGE).

Autrement dit : vous dépendez presque trois fois plus d’internet que la moyenne des entreprises françaises, dans un secteur où l’erreur se paie plus cher qu’ailleurs.

Remplir le midi et la semaine, là où se gagne la marge

Le samedi soir se vend seul. Ce sont les services creux qui font la différence entre une maison qui vit et une maison qui tient. Et ils ne se remplissent pas avec la même clientèle que le week-end.

  • Le déjeuner en semaine se joue sur trois critères : la rapidité annoncée, le prix de la formule, et la distance à pied depuis les bureaux. Affichez les trois, explicitement.
  • Le début de semaine au dîner appartient aux habitués du quartier et aux petits groupes. Un rendez-vous récurrent, soirée à thème ou plat signé, crée le réflexe.
  • Les créneaux décalés, service continu, avant-spectacle, dimanche soir, captent une demande réelle et très peu servie. Encore faut-il que vos horaires soient justes partout.
  • La privatisation et le groupe remplissent un service entier d’un coup. C’est la demande la plus rentable, et la moins travaillée sur les sites de restaurant.

Chacun de ces créneaux mérite sa propre page, pas une ligne dans un menu déroulant. C’est ce que détaille notre guide du référencement restaurant.

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Être choisi au moment où la décision se prend

La décision d’aller au restaurant se prend vite, souvent moins d’une heure avant, et presque toujours sur téléphone. Trois éléments décident, dans cet ordre, et aucun ne concerne votre cuisine.

  • Les horaires justes. Un service affiché fermé alors que vous ouvrez, et le client va ailleurs sans jamais vous le dire. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.
  • Les photos récentes. Salle, assiettes, terrasse. Elles répondent à la seule question qui compte à cet instant : est-ce que j’ai envie d’y être ?
  • Les avis des trente derniers jours. Un client regarde la fraîcheur avant la note. Vingt avis récents rassurent davantage que deux cents avis de 2022.

Ce socle se travaille sur votre fiche d’établissement et par le référencement local. Il conditionne aussi votre présence dans les assistants, sujet traité à part dans notre article sur la visibilité IA d’un restaurant.

Faire revenir, le levier le moins cher de tous

Un habitué ne coûte rien à ramener. Il coûte seulement une raison de revenir, et un moyen de la lui faire savoir. Quatre mécaniques fonctionnent, classées par effort croissant.

  • La date de retour donnée à table. Annoncer le changement de carte ou la prochaine soirée au moment de l’addition coûte zéro euro et crée un rendez-vous.
  • La collecte du contact, à la réservation ou sur le ticket. Sans fichier client, vous rachetez chaque mois des gens qui vous connaissent déjà.
  • Le rendez-vous récurrent : le plat du jeudi, le marché du mardi, le brunch du dimanche. La répétition crée l’habitude bien mieux que la promotion.
  • La demande d’avis au bon moment, après un service réussi. Elle alimente votre fiche et votre bouche à oreille en même temps.

Un fichier client de 400 adresses vaut plus qu’une campagne de 400’ €. La première vous appartient et resservira l’an prochain. La seconde s’arrête le jour où vous coupez le budget.

Livraison et plateformes : quand c’est utile, quand ça ne l’est plus

La livraison pèse entre 10 et 15 % du chiffre d’affaires des établissements qui l’ont adoptée. Le calcul mérite d’être refait chaque année, parce que la commission change la nature du canal.

À 25 ou 30 % de commission, une plateforme n’est pas un canal de vente : c’est un canal de découverte que vous payez cher. Elle se justifie pour se faire connaître à l’ouverture, ou pour écouler une production déjà engagée.

Elle cesse de se justifier quand elle devient votre première source de commandes. À ce stade, chaque euro supplémentaire de notoriété devrait aller vers votre propre prise de commande, pas vers l’enchère du mois.

Les quatre chiffres à suivre

Le nombre de couverts servis ne dit rien à lui seul. Quatre indicateurs suffisent à savoir si votre travail de visibilité produit vraiment, et vous les avez déjà en caisse.

  • Le taux de retour : la part de clients revenus dans les douze mois. C’est le chiffre le plus révélateur et le moins regardé.
  • Le remplissage des services creux, isolé du total. Un mardi midi à 40 % dit plus qu’une moyenne hebdomadaire à 70 %.
  • Les actions issues de votre fiche : appels, itinéraires, clics de réservation, relevés mois par mois.
  • La part de commandes hors plateforme, suivie ligne par ligne, pour voir si votre dépendance recule ou progresse.

Pour situer votre position sur votre quartier, notre accompagnement dédié aux restaurants démarre par un pré-audit gratuit.

Trouver des clients pour son restaurant : les questions qu’on nous pose

Comment trouver des clients pour son restaurant sans budget ?

En travaillant d’abord ce qui ne coûte rien’ : des horaires justes partout, des photos récentes, et une demande d’avis systématique après un service réussi. Ensuite en collectant les contacts de vos clients pour ne plus racheter chaque mois des gens qui vous connaissent déjà.

Comment remplir un restaurant le midi en semaine ?

En traitant le déjeuner comme une offre à part, avec sa propre page’ ’: durée annoncée du service, prix de la formule, distance à pied depuis les bureaux. Le ticket moyen du midi est de 23’ ’€ contre 29,50’ € le soir, mais le service est plus court et la rotation plus rapide.

Combien coûte un client de restaurant ?

Cela dépend surtout de ce qu’il devient. Le coût pour faire venir quelqu’un la première fois est identique qu’il revienne ou non’ : c’est la fréquence de retour qui décide de la rentabilité. Un client mensuel représente douze tickets sur l’année.

Les plateformes de livraison sont-elles rentables ?

Elles prélèvent 25 à 30’ % de la commande, ce qui en fait un canal de découverte plutôt qu’un canal de vente. Utile à l’ouverture ou pour écouler une production engagée, beaucoup moins dès qu’elles deviennent votre première source de commandes.

Comment fidéliser les clients d’un restaurant ?

En leur donnant une raison datable de revenir’ : changement de carte, soirée à thème, plat récurrent du jeudi. Puis en gardant le moyen de les prévenir, ce qui suppose un fichier client alimenté à la réservation ou sur le ticket.

Quel indicateur suivre pour savoir si ça marche ?

Le taux de retour à douze mois, avant tout le reste. Puis le remplissage des seuls services creux, les actions issues de votre fiche d’établissement, et la part de commandes prises hors plateforme. Le nombre total de couverts ne dit presque rien.

Et si notre histoire commençait par la Premiere.Page ?

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Jérôme Tellechea
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