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Faire connaître son hôtel : remplir les creux, pas seulement les pics

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Publié le : 27 juillet 2026
Modifié le : 03 septembre 2026
Temps de lecture : 9 min
Auteur : Anaïs Allain

Un exploitant sait exactement quand son établissement se remplit tout seul. Le pont de mai, la semaine du festival, les quinze jours d’août. Ces nuits-là ne demandent aucun effort commercial, et elles ne représentent qu’une fraction de l’année.

Le reste du calendrier est un autre métier. Un mardi de novembre ne se vend pas : il se prépare. Et il se prépare des mois à l’avance, par de la notoriété.

Cet article ne traite ni de yield ni de tarification. Il traite de la seule question qui décide de vos épaules de saison : combien de voyageurs connaissent votre maison avant même de chercher une chambre ?

Les points essentiels
Ce qu’il faut retenir
  • Les pics se vendent seuls, les creux se travaillent : c’est sur eux que se joue la marge annuelle, pas sur août.
  • Le TO national plafonne autour de 62 % : près de quatre nuits sur dix restent invendues, en moyenne, sur l’année.
  • La notoriété se construit hors période de recherche, quand personne ne vous cherche encore. Elle se récolte en basse saison.
  • Trois territoires à tenir : votre destination, votre segment de clientèle, votre nom propre.

Pourquoi la notoriété décide de vos épaules de saison

Le taux d’occupation national tourne autour de 62 %, ce qui signifie que près de quatre nuits sur dix ne trouvent pas preneur. Cette moyenne masque un écart considérable entre juillet et février.

62 %de taux d’occupation moyen : près de quatre nuits sur dix restent à vendre
40clefs en moyenne par établissement dans le parc français
1 100fermetures nettes depuis 2019, surtout des économiques et des non classés

Le parc compte environ 16 600 établissements, pour une capacité moyenne de quarante clefs. Depuis 2019, plus de 1 100 fermetures nettes ont été enregistrées, principalement chez les économiques et les non classés (source : Coach Omnium).

Ces maisons ne ferment pas faute de clients en août. Elles ferment parce que les onze autres mois ne couvrent plus les charges fixes. Le remplissage des creux n’est pas un sujet de confort : c’est une question de survie à cinq ans.

Une année, trois régimes de remplissage Les pics se vendent seuls Les épaules se gagnent à la notoriété Les creux décident de la marge Janvier Effort de notoriété constant sur les douze mois Décembre Un établissement connécié se remplit toute l’année. Un établissement inconnu ne se remplit qu’en haute saison.

Une maison connue se remplit toute l’année. Une maison inconnue ne se remplit qu’en haute saison, quand la demande déborde et que le voyageur prend ce qui reste. Toute la différence de rentabilité entre deux établissements voisins tient souvent là.

Les trois territoires qu’un hôtel doit occuper

Se faire connaître n’est pas un objectif, c’est trois objectifs distincts. On ne les travaille ni avec les mêmes moyens, ni sur les mêmes délais, et confondre les trois explique la plupart des budgets gaspillés.

  • La destination. Vous existez quand quelqu’un pense à votre ville, votre vallée ou votre littoral, sans vous connaître. C’est le territoire le plus long à gagner et le plus durable.
  • Le segment. Vous êtes l’adresse identifiée pour un usage précis : le séminaire au vert, l’étape avec chien, la nuit avant un vol matinal, le week-end sans voiture.
  • Votre nom. Quand un voyageur tape votre enseigne, c’est vous qu’il doit trouver en premier, pas une plateforme qui vous revend.

Le troisième est le plus rentable et le plus négligé. Un client qui cherche votre nom est déjà convaincu : le perdre à ce stade relève de l’accident industriel.

Ce qui construit la notoriété d’un hôtel, dans l’ordre

Aucun de ces leviers ne produit d’effet le mois suivant. Tous produisent un effet cumulé qui se lit sur une saison complète, à condition de tenir la cadence.

  • Les prescripteurs de destination. Office de tourisme, comité départemental, guides régionaux. Ils orientent une part importante de la clientèle primo-visiteuse, et leur référencement est souvent gratuit.
  • La presse locale et spécialisée. Une ouverture, une rénovation, un chef, un label environnemental sont des sujets. Encore faut-il les proposer.
  • Les événements du territoire. Congrès, compétitions, festivals, mariages. Chacun amène une clientèle captive qui cherche un lit à date fixe.
  • Les partenariats de proximité. Domaine viticole, club nautique, salle de séminaire, restaurant étoilé. Vous vous recommandez mutuellement, sans budget.
  • Le contenu de destination sur votre propre site. Ce que l’on visite, comment on vient, quand il faut réserver. C’est ce qui vous fait exister avant la recherche d’hébergement.

Ce dernier point est celui que nous travaillons le plus souvent chez Premiere.Page, parce qu’il est le seul dont vous restez entièrement propriétaire.

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Le contenu de destination, ou comment exister avant la recherche

Un voyageur ne commence presque jamais par chercher un hôtel. Il cherche une région, une activité, une date. La décision d’hébergement arrive après, et souvent après que le choix mental s’est déjà fait.

Être présent à ce moment-là change tout, parce que vous entrez dans la réflexion sans concurrent direct. Trois formats fonctionnent particulièrement bien :

  • Les pages d’accès et de logistique. Comment venir sans voiture, où se garer, quelle gare, quel aéroport. Peu écrites, beaucoup cherchées.
  • Les pages de saison. Que faire à la Toussaint, où sortir en janvier. Elles s’adressent pile aux périodes que vous voulez remplir.
  • Les pages d’événement. Une page par grand rendez-vous du territoire, publiée plusieurs mois à l’avance, avec vos disponibilités.

Le cadre méthodologique complet figure dans notre guide du référencement hôtel, et le volet visibilité locale détaille le travail sur la destination.

Votre nom vous appartient, encore faut-il le défendre

Un voyageur qui tape votre enseigne dans un moteur a franchi toutes les étapes de décision. Il ne reste qu’à l’accueillir. C’est pourtant là que la plupart des établissements perçoivent le moins de réservations directes.

Trois vérifications, quinze minutes, effet visible dès le mois suivant. Votre fiche d’établissement pointe-t-elle vers votre moteur ou vers une plateforme ? Votre site sort-il premier sur votre propre nom ? Votre tarif direct est-il au moins égal à celui affiché ailleurs ?

Si la réponse est non sur l’un des trois points, vous financez une commission sur des clients que vous aviez déjà gagnés. Le calcul se fait vite : sur quarante clefs, quelques réservations directes récupérées par semaine représentent plusieurs milliers d’euros par an.

Remplir les creux : la méthode par période

On ne remplit pas un dimanche de février comme un pont de mai. Chaque creux appelle une clientèle différente, et donc un message différent, préparé en amont.

  • Les débuts de semaine se remplissent avec la clientèle affaires et le MICE. Argument : connexion, salle, restauration sur place, facturation simple.
  • L’épaule de saison se remplit avec les seniors et les couples sans enfants. Argument : calme, tarif, disponibilité des tables et des sites touristiques.
  • Le cœur d’hiver se remplit avec la clientèle de proximité et les longs séjours. Argument : escapade à une heure de chez soi, ou tarif dégressif à la semaine.

Chacune de ces clientèles se prépare six mois avant, pas trois semaines avant. C’est la différence entre une stratégie de notoriété et une promotion de dernière minute, qui abîme le prix moyen sans fidéliser personne.

Ce qu’on regarde pour savoir si ça marche

La notoriété ne se mesure pas au trafic. Elle se lit sur quatre indicateurs que vous avez déjà sous la main, et qui parlent le langage de votre compte d’exploitation.

  • La part directe, canal par canal, comparée d’une année sur l’autre à période équivalente.
  • Le volume de recherches sur votre nom, qui traduit directement la notoriété acquise.
  • Le TO des épaules et des creux, isolé du TO annuel qui noie tout dans la moyenne.
  • La part de clientèle répétitive, le meilleur signal qu’une maison est devenue une adresse.

Pour situer votre position de départ sur votre destination, notre accompagnement dédié aux hôtels commence par un pré-audit gratuit. Et si le sujet de la visibilité dans les assistants vous intéresse, il est traité à part dans notre article sur la visibilité IA d’un hôtel.

Faire connaître son hôtel : les questions qu’on nous pose

Comment faire connaître son hôtel sans budget publicitaire ?

En occupant d’abord les relais gratuits’ ’: office de tourisme, comité départemental, guides régionaux, partenariats avec les acteurs du territoire. Puis en publiant sur votre propre site le contenu de destination que personne n’écrit’ : accès, stationnement, que faire hors saison. Ce sont les leviers les plus lents, et les seuls qui ne s’arrêtent pas quand on coupe une dépense.

Combien de temps avant que la notoriété se voie sur le taux d’occupation ?

Comptez une saison complète pour un premier effet lisible, deux pour un effet structurel. Les pages de destination et les relais locaux mettent plusieurs mois à produire, mais leur effet ne retombe pas. C’est l’inverse d’une promotion de dernière minute, qui remplit une semaine et abîme le prix moyen.

Faut-il quitter Booking pour développer le direct ?

Non, et personne de sérieux ne vous le conseillera. Les plateformes apportent de la visibilité et de la clientèle que vous n’atteindriez pas seul. L’objectif réaliste est de déplacer quelques points de part directe, en récupérant d’abord les clients qui vous cherchaient déjà par votre nom.

Comment remplir un hôtel en basse saison ?

En ciblant une clientèle différente plutôt qu’en baissant le tarif. Début de semaine’ ’: affaires et séminaires. Épaule de saison’ ’: seniors et couples sans enfants. Cœur d’hiver’ : clientèle de proximité et longs séjours. Chacune se prépare environ six mois à l’avance.

Quel est le meilleur levier pour un hôtel indépendant ?

La défense de son propre nom, parce qu’elle coûte presque rien et qu’elle porte sur des clients déjà convaincus. Vérifiez que votre fiche d’établissement pointe vers votre moteur, que votre site sort premier sur votre enseigne, et que votre tarif direct n’est jamais supérieur à celui affiché ailleurs.

Comment mesurer la notoriété d’un hôtel ?

Sur quatre indicateurs’ : la part de réservations directes à période équivalente, le volume de recherches sur votre enseigne, le taux d’occupation des seules périodes creuses, et la part de clientèle qui revient. Le trafic du site, lui, ne dit presque rien.

Et si notre histoire commençait par la Premiere.Page ?

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