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Faire connaître son hôtel : être trouvé, choisi, et réservé en direct

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Publié le : 27 juillet 2026
Modifié le : 24 juillet 2026
Temps de lecture : 10 min
Auteur : Anaïs Allain

Faire connaître son hôtel, ce n’est pas juste être visible : c’est être trouvé, choisi, et réservé en direct. Parce qu’un hôtel plein grâce aux plateformes gagne moins qu’un hôtel un peu moins plein qui remplit ses chambres sans commission. La vraie question n’est pas d’attirer plus, c’est d’attirer sans reverser un quart de la nuitée.

Les points essentiels
Ce qu’il faut retenir
  • Chaque nuitée réservée via une plateforme vous coûte 15 à 25 % de commission ; la même nuitée réservée en direct ne coûte rien
  • Se faire connaître passe par deux temps : être trouvé (fiche Google, Google Hotels, métamoteurs, SEO local, IA), puis convertir en réservation directe sur votre site
  • Les avis et la cohérence de vos informations décident autant que le prix
  • L’objectif n’est pas de quitter Booking, c’est de rééquilibrer le mix vers le direct, point de marge par point de marge
15 à 25 %de commission prélevée par les plateformes sur chaque nuitée
9 sur 10voyageurs lisent les avis avant de réserver
0 €de commission sur une réservation passée en direct

Se faire connaître, ce n’est pas dépendre de Booking

Beaucoup d’hôteliers abordent la visibilité par le remplissage : comment avoir plus de réservations. C’est la moitié du sujet. L’autre moitié, c’est par quel canal elles arrivent. Deux hôtels au même taux d’occupation n’ont pas la même marge si l’un remplit à 80 % via Booking et l’autre à 60 % en direct plus 20 % via plateformes.

Les plateformes ne sont pas l’ennemi : elles apportent de la visibilité, du volume, des clients que vous n’auriez pas touchés, et elles dépannent en basse saison. Mais chaque réservation qu’elles amènent vous coûte 15 à 25 % de commission, et surtout elles s’installent entre vous et votre client. Faire connaître son hôtel, au fond, c’est se donner les moyens de capter en direct ce que les plateformes captent aujourd’hui pour vous. C’est la logique qu’on applique chez Premiere.Page avec les hôteliers qu’on accompagne : chaque levier qui suit sert à récupérer un point de marge.

Être trouvé quand on cherche où dormir

Un voyageur qui cherche un hôtel a un besoin daté, localisé et prêt à l’achat. Votre travail, c’est d’être présent sur chacune des surfaces où cette recherche se fait, et d’y ramener la réservation vers vous plutôt que vers une plateforme.

Où le voyageur chercheCe qu’il y voit de vousQui encaisse la réservation
Google et Google HotelsVotre fiche, vos photos, vos tarifs, vos disponibilitésVous, si le lien de réservation gratuit pointe vers votre site
Les métamoteurs (Trivago, Kayak)Votre prix comparé à celui des plateformesVous ou une OTA, selon l’offre affichée
Les réponses des IAVotre nom, ou celui d’un concurrentVous, s’il vous a mené jusqu’à votre site
Les plateformes (Booking, Expedia)Votre chambre, dans une liste de dizaines d’autresLa plateforme, contre 15 à 25 % de commission

La fiche Google et le lien de réservation gratuit

C’est le levier le plus rentable, et le plus sous-exploité. Une fiche Google Business Profile complète vous fait apparaître dans Google et dans Google Hotels quand on cherche où dormir dans votre secteur. Surtout, Google propose des liens de réservation gratuits : bien configurés, ils affichent votre propre site à côté des offres des plateformes, sans commission. Beaucoup d’hôtels laissent ce champ vide et n’affichent que Booking. C’est de la marge abandonnée.

Les métamoteurs, et comment ne pas les subir

Trivago, Kayak, Google Hotels comparent les prix d’une même chambre. Le piège classique : votre tarif y apparaît moins cher chez Booking que sur votre propre site. C’est la question de la parité tarifaire : si le voyageur voit un meilleur prix ailleurs, il réserve ailleurs, et vous payez la commission. Aligner ses tarifs, voire réserver son meilleur prix au direct, transforme le métamoteur en allié au lieu d’un canal qui vous coûte.

Le référencement local et votre site

Au-delà de la fiche, votre site doit sortir sur les recherches précises : « hôtel avec parking centre de Bordeaux », « hôtel spa proche gare de Lyon ». Des pages qui répondent à ces intentions, un site rapide et lisible sur mobile, et un ancrage local solide : c’est le référencement local, le socle qui vous rend trouvable sans intermédiaire.

Exister dans les réponses des IA

De plus en plus de voyageurs demandent à ChatGPT ou à leur assistant « un hôtel de charme avec piscine près d’Avignon pour un week-end ». La réponse cite quelques noms, et y figurer dépend de ce qui se dit de vous ailleurs : vos avis, votre présence dans les guides, la clarté de votre fiche. C’est le GEO, pris en charge par une agence GEO, qu’on détaille dans un guide dédié. Le terrain est encore peu occupé sur l’hôtellerie : il y a une avance à prendre.

Les avis, le premier départage

Neuf voyageurs sur dix lisent les avis avant de réserver, et la note tranche souvent entre deux hôtels au même prix. On provoque les avis : demander au départ, faciliter le geste, et répondre, aux bons comme aux moins bons. Une réponse posée à un avis mitigé rassure plus qu’un mur de notes parfaites. Et ces avis nourrissent aussi ce que Google et les IA retiennent de vous.

Un point propre à l’hôtellerie : une grande partie de vos avis atterrit sur les plateformes plutôt que sur votre fiche Google, parce que la réservation s’y est faite. C’est un cercle vicieux : plus vous dépendez de Booking, plus vos avis renforcent Booking. Chaque client venu en direct à qui vous demandez un avis Google inverse un peu ce mouvement, et renforce votre visibilité à vous.

Se faire désirer, avant même la recherche

Les leviers précédents captent une intention qui existe déjà. Ceux-là créent l’envie en amont et installent la préférence, celle qui fait qu’on vous cherche vous, par votre nom.

  • Les réseaux sociaux : Instagram pour l’image et le lieu, parfois TikTok, Facebook pour une clientèle fidèle et les offres. On montre les chambres, la vue, le petit-déjeuner, l’expérience ; on évite le visuel promotionnel avec le logo au centre.
  • Les contenus autour de la destination : que faire dans la région, où manger, quels événements. C’est utile au voyageur, ça vous positionne sur des recherches touristiques, et ça vous installe en expert de votre coin.
  • La presse et les guides : une mention dans un guide de voyage, un média local ou chez un créateur voyage sert la notoriété, le lien et la citation par les IA d’un seul geste.

Transformer la visibilité en réservation directe

Toute cette visibilité ne vaut que si elle se termine sur votre site, pas sur celui d’une plateforme. C’est là que beaucoup d’hôtels perdent la partie : un voyageur convaincu, mais un site sans moteur de réservation clair, et il retourne finir sur Booking par réflexe.

  • Un moteur de réservation intégré, visible dès la page d’accueil, qui affiche disponibilités et tarifs sans faire sortir le visiteur de votre site.
  • Le meilleur prix garanti en direct, ou au minimum un avantage réservé (surclassement, petit-déjeuner offert, départ tardif). Le voyageur doit avoir une raison concrète de préférer votre site.
  • Un parcours sans friction : photos des chambres, conditions claires, paiement simple, affichage mobile impeccable. Chaque étape en trop est une réservation qui repart vers la plateforme.
  • La cohérence des tarifs entre votre site, votre fiche Google et les métamoteurs, sans quoi le direct est perdant d’avance.

Ces réflexes se pensent au moment de concevoir le site, pas après. On les détaille dans notre guide pour créer le site internet d’un hôtel qui donne envie de réserver en direct.

Arbitrer son mix plateformes / direct

L’objectif n’est pas de claquer la porte aux plateformes du jour au lendemain : elles restent utiles pour la visibilité, pour capter une clientèle lointaine, et pour remplir les creux. L’objectif, c’est de faire glisser progressivement le curseur vers le direct, en mesurant. Comparez ce que vous coûte une nuitée amenée par une plateforme et une nuitée amenée par votre propre visibilité : le direct est plus lent à installer, mais il vous appartient, et il vous rend le lien avec le client, son mail, sa fréquence, ses préférences.

Remplir les creux, pas seulement les pics

Un hôtel ne se joue pas en haute saison, où il se remplit tout seul, mais dans les creux : la semaine, l’entre-saison, les nuits du dimanche. C’est là que la visibilité en direct rapporte le plus, parce que c’est là que les plateformes vous coûtent le plus cher rapporté au taux d’occupation.

  • Des offres ciblées sur les périodes molles (forfait deux nuits, tarif semaine, offre dernière minute) mises en avant sur votre site et votre fiche, pas seulement sur les plateformes.
  • Une clientèle diversifiée : loisir le week-end, affaires en semaine, séminaires et petits groupes en creux. Chaque segment se cherche différemment, et votre site peut adresser les trois quand une plateforme grand public n’en voit qu’un.
  • La base de clients : un ancien client qui a réservé en direct, dont vous avez le mail, se relance à coût quasi nul. C’est l’intérêt caché du direct : il vous constitue un fichier que la plateforme, elle, garde pour elle.

Combien ça coûte, canal par canal

On n’active pas tout en même temps. Voici les ordres de grandeur, du plus accessible au plus engageant, pour vous situer.

LevierOrdre de grandeurCe que ça vise
Fiche Google et lien de réservation gratuitGratuit, ou intégré à un accompagnementApparaître dans Google Hotels et renvoyer vers votre site
SEO localÀ partir de quelques centaines d’euros par moisSortir sur « hôtel + ville + besoin »
Site avec moteur de réservation3 000 à 8 000 € à la créationEncaisser la réservation en direct, sans commission
Réseaux sociaux et contenusDu temps en interne, ou 300 à 800 € par mois déléguéEntretenir l’envie et la notoriété
Accompagnement visibilité completÀ partir de 249 € HT par mois avec l’offre DiscoverPiloter l’ensemble, pour un établissement qui démarre

Pour un établissement qui démarre ou qui veut d’abord reprendre la main sur sa visibilité locale, on a créé l’offre Discover, à partir de 249 € HT par mois pendant douze mois. Le vrai coût à surveiller, lui, ne figure sur aucun devis : c’est la commission versée chaque mois sur des clients que vous auriez pu capter en direct.

Faire connaître son hôtel : les questions qu’on nous pose

Comment faire connaître son hôtel sans tout donner aux plateformes ?

En travaillant les canaux que vous maîtrisez : fiche Google avec lien de réservation gratuit, référencement local, site avec moteur de réservation, avis. Les plateformes restent utiles pour la visibilité, mais chaque réservation ramenée en direct est une commission économisée. L’objectif est de rééquilibrer le mix, pas de quitter Booking.

Comment inciter les clients à réserver en direct ?

En leur donnant une raison concrète : meilleur prix garanti sur votre site, ou un avantage réservé au direct (surclassement, petit-déjeuner, départ tardif). Et en rendant la réservation simple, avec un moteur intégré et des tarifs cohérents partout. Si le voyageur voit moins cher ailleurs, il réserve ailleurs.

Qu’est-ce que la parité tarifaire et pourquoi ça compte ?

C’est le fait d’afficher le même tarif partout, sur votre site comme sur les plateformes. Si votre chambre est moins chère sur Booking que chez vous, le voyageur réserve sur Booking et vous payez la commission. Aligner ses prix, voire réserver son meilleur tarif au direct, est la condition pour que le direct fonctionne.

Le lien de réservation gratuit de Google, c’est quoi ?

Google Hotels permet d’afficher un lien vers votre propre site de réservation, gratuitement, à côté des offres des plateformes. Bien configuré, il envoie une partie du trafic directement chez vous, sans commission. Beaucoup d’hôtels ne l’ont pas activé et n’affichent que les OTA.

En combien de temps voit-on des résultats ?

Une fiche Google bien tenue et des avis réguliers donnent des effets en quelques semaines. Le référencement local et la montée en réservations directes s’installent sur deux à quatre mois. Les réseaux et la notoriété travaillent sur le temps long.

« Les hôteliers qu’on accompagne ne veulent pas quitter Booking, et ils ont raison : ça remplit. Ce qu’ils veulent, c’est arrêter de tout lui donner. La bascule se joue sur des détails : un lien de réservation gratuit activé sur Google, un tarif aligné entre le site et les plateformes, un moteur de réservation qu’on voit tout de suite. Rien de spectaculaire, mais mis bout à bout, ce sont des points de marge repris chaque mois. »
Lucie Rouet, Cheffe de projet SEO chez Premiere.Page

Chez Premiere.Page, on accompagne les hôteliers à se faire connaître pour remplir en direct : de la visibilité d’un hôtel sur Google au moteur de réservation, en passant par la fiche, les métamoteurs et les avis. Pour faire le point sur votre mix actuel, notre agence SEO propose un premier diagnostic, ou demandez directement votre devis SEO.

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